Salon lumineux avec baie vitrée équipée de film anti chaleur et reflets solaires
Publié le 20 février 2026

Quand Mme Durand m’a appelé l’été dernier, elle était à bout. Son appartement montait à 32°C malgré les volets fermés. La climatisation tournait non-stop. Sa facture EDF avait doublé. Elle voulait savoir une chose : « Combien de degrés je vais vraiment gagner avec votre film ? » Pas des pourcentages marketing. Des degrés. C’est la question que tout le monde me pose. Et c’est normal, parce que selon le rapport 2024 du Haut Conseil pour le Climat, 59% des Français ont souffert de la chaleur dans leur logement pendant plus de 24 heures en 2022. Alors voici ma réponse honnête.

Gain réel en température avec un film anti chaleur :

Entre 3 et 8°C de moins selon votre configuration. Cet écart dépend de quatre facteurs : le type de vitrage existant, l’orientation de la fenêtre, le ratio surface vitrée/volume de pièce, et l’isolation globale du bâtiment.

Entre 3 et 8°C de moins : d’où vient cet écart ?

Quand un fabricant vous annonce « 82% de chaleur solaire rejetée », ça ne veut strictement rien dire pour votre pièce. Ce pourcentage mesure la performance du film en laboratoire. Pas chez vous. La vraie question, c’est : qu’est-ce que ça donne en degrés une fois posé sur VOTRE fenêtre ?

Dans mes interventions sur le Gard et l’Hérault, je constate un écart de performance allant du simple au double selon les situations. Une baie vitrée plein sud en double vitrage peut perdre 6 à 8°C. Un velux orienté ouest sur simple vitrage ? Plutôt 3 à 4°C. La différence vient de ce que le film a à « combattre » au départ. D’après l’analyse de l’ADEME relayée par Consommer Durable, certains films permettent de diminuer les apports solaires de 50% par rapport à un vitrage nu.

Soyons clairs. Un film anti chaleur ne transforme pas une fournaise en frigo. Il réduit significativement l’apport de chaleur par rayonnement. Ce qui compte ensuite, c’est votre point de départ. Une pièce à 34°C qui passe à 27°C, c’est la différence entre l’invivable et le supportable.

L’erreur que je vois le plus souvent ? Des clients qui s’attendent à un miracle sur un simple vitrage très exposé, sans aucune autre mesure complémentaire. Résultat : déception. Pas parce que le film ne fonctionne pas, mais parce que les attentes étaient décalées. Ce constat est limité à ma zone d’intervention et peut varier selon l’isolation globale du bâtiment.

Ce qui fait vraiment la différence chez vous

Arrêtons de parler dans le vide. Voici ce qui détermine concrètement le nombre de degrés que vous allez gagner.

L’étude de vitrage : première étape pour estimer le gain réel



Le récapitulatif ci-dessous croise les paramètres clés que j’évalue systématiquement avant chaque pose. Il vous permet de situer votre situation et d’avoir une estimation réaliste avant même de demander un devis.

Estimation du gain en degrés selon votre configuration
Configuration Type de vitrage Orientation Gain estimé
Cas optimal Double vitrage Sud / Sud-Ouest 6 à 8°C
Cas courant Double vitrage Ouest / Est 4 à 6°C
Cas difficile Simple vitrage Sud 3 à 5°C
Cas limité Triple vitrage récent Toutes 2 à 3°C

Pourquoi le triple vitrage récent donne-t-il moins de résultat ? Parce qu’il intègre déjà un traitement anti-solaire. Le film a moins de marge d’amélioration. À l’inverse, un double vitrage standard des années 90 laisse passer beaucoup d’énergie infrarouge. C’est là que le film fait la plus grosse différence.

Le ratio surface vitrée/volume de pièce joue aussi. Une petite pièce avec une immense baie vitrée chauffera plus vite qu’un grand salon avec des fenêtres modestes. Logique. Selon les données de Vitroconcept, les films performants peuvent rejeter jusqu’à 82% des infrarouges et 62% de l’énergie solaire totale.

Conseil de terrain : Méfiez-vous des chiffres sans contexte. Quand un fabricant annonce « 82% de chaleur rejetée », ça ne veut rien dire pour votre pièce. Ce pourcentage dépend des conditions de test. Ce qui compte, c’est l’étude de VOTRE vitrage avant pose.

Comment je mesure le gain réel sur mes chantiers

Pose d’un film céramique haute performance sur double vitrage



Je ne pose jamais à l’aveugle. Chaque intervention passe par une étude de vitrage réalisée par notre bureau d’études. Cette étape permet de prédire le gain thermique attendu avant même de sortir le film de son emballage.

La chronologie type d’une intervention ressemble à ça :


  • Étude vitrages par notre bureau d’études (orientation, type, surface)

  • Intervention pose (2 à 4 heures selon surface)

  • Mesures température avant/après si journée chaude

  • Point satisfaction client

Ce processus permet d’éviter les mauvaises surprises. Et de pouvoir garantir la pose et le vitrage jusqu’à 16 ans. Ce n’est pas anodin.

De 32°C à 26°C : le cas de Mme Durand à Montpellier

J’ai accompagné Mme Durand, retraitée, pour son appartement au dernier étage d’une résidence montpelliéraine. Configuration : baie vitrée plein sud, double vitrage standard années 2000, aucune protection extérieure efficace. Sa pièce montait à 32°C les jours de canicule malgré volets partiellement fermés.

Après pose d’un film Solar Gard céramique haute performance, nous avons mesuré 26°C dans les mêmes conditions – même journée caniculaire, mêmes relevés au thermomètre. Six degrés de moins. La différence entre suffoquer et vivre normalement.

Ce type de résultat n’est pas automatique. Il dépend de l’analyse préalable. Si vous souhaitez améliorer le confort thermique de l’habitation de façon durable, l’étude de vitrage est indispensable. Elle permet de choisir le film adapté à votre configuration précise.

La réalité sur le terrain, c’est que les films certifiés CSTB ont été testés en conditions réelles. L’avis technique CSTB publié en mars 2024 porte justement sur les films Solar Gard Sentinel Plus, appliqués sur face extérieure des vitrages pour réduire les apports solaires.

Vos questions sur les performances des films anti-chaleur

Voici les interrogations qui reviennent systématiquement lors de mes rendez-vous. Je préfère y répondre franchement plutôt que de vous laisser avec des doutes.

Le gain en degrés dure-t-il dans le temps ?

Oui. Les films de qualité professionnelle conservent leurs propriétés pendant 15 à 20 ans. La garantie que je propose couvre la pose et le vitrage jusqu’à 16 ans. Les performances thermiques restent stables si le film est correctement posé et entretenu avec un nettoyage classique (eau savonneuse, pas de produits abrasifs).

Mon double vitrage est-il compatible avec un film anti chaleur ?

Dans la grande majorité des cas, oui. L’étude de vitrage permet de vérifier que le film choisi ne créera pas de contrainte thermique excessive sur le verre. Certains vitrages très anciens ou déjà traités peuvent nécessiter un film spécifique. C’est justement l’objet de l’étude préalable.

Est-ce que le film fonctionne aussi en hiver ?

Le film bloque le rayonnement solaire. En hiver, vous perdez donc une partie des apports solaires passifs qui réchauffent naturellement la pièce. C’est un compromis assumé. Pour les pièces orientées sud surchauffées l’été, le gain estival compense largement cette perte hivernale. Pour une fenêtre nord, le film n’a pas d’intérêt.

Comment savoir quel gain attendre chez moi ?

Seule une étude de vitrage personnalisée permet de vous donner un chiffre fiable. Je l’effectue gratuitement avant tout devis. Elle prend en compte l’orientation, le type de vitrage, la surface, le volume de la pièce et l’isolation existante. Si vous êtes dans le Gard ou l’Hérault, vous pouvez faire appel à un vitrier à Nîmes pour cette première analyse.

Le film réduit-il la luminosité ?

Légèrement. Les films céramique haute performance réduisent la transmission lumineuse d’environ 20 à 35% selon les gammes. En pratique, la pièce reste lumineuse mais sans l’éblouissement ni la surchauffe. Beaucoup de clients trouvent l’ambiance plus agréable après pose. Les films bloquent aussi 99% des rayons UV, ce qui protège vos meubles et sols de la décoloration.

Ce qu’il faut retenir avant de vous décider

Un film anti chaleur performant fait gagner entre 3 et 8°C. Pas de miracle, mais un confort réel. La fourchette dépend de ce que vous avez au départ : vitrage, orientation, isolation. Les chiffres marketing (82%, 97%) ne veulent rien dire sans étude de votre situation.

Votre plan d’action immédiat



  • Identifiez vos fenêtres les plus exposées (sud et ouest en priorité)


  • Notez le type de vitrage (simple, double, triple) et son âge approximatif


  • Demandez une étude de vitrage avant tout devis (gratuite chez un poseur sérieux)


  • Exigez un film certifié CSTB avec garantie pose et vitrage

La vraie question à vous poser : êtes-vous prêt à supporter encore un été à 34°C dans votre salon, ou préférez-vous passer à 27°C pour les dix prochaines années ?

Rédigé par Laurent Mercier, poseur de films pour vitrage agréé Solar Gard, intervenant dans le Gard et l'Hérault. Il réalise systématiquement une étude de vitrage via son bureau d'études avant toute pose, pour sélectionner le film adapté à chaque configuration. Son approche privilégie la transparence sur les performances réelles : gain en degrés mesuré, pas seulement des pourcentages marketing. Garantie pose et vitrage jusqu'à 16 ans.