
Dans le domaine de la menuiserie contemporaine, le dormant représente bien plus qu’un simple cadre périphérique. Cet élément structurel constitue le socle technique de toute installation de menuiserie extérieure, assurant simultanément la liaison physique entre le gros œuvre et la partie mobile de la fenêtre, la continuité thermique de l’enveloppe du bâtiment et la pérennité de l’ouvrage. Avec l’évolution des exigences réglementaires en matière de performance énergétique et l’émergence de standards comme le Passivhaus ou la RE2020, le dormant joue désormais un rôle central dans l’atteinte des objectifs de transmission thermique globale. Sa conception, son dimensionnement et sa mise en œuvre requièrent aujourd’hui une expertise technique pointue, tant les enjeux liés à l’étanchéité à l’air, à la gestion hygrothermique et à la durabilité sont devenus prépondérants dans la construction moderne.
Définition technique du dormant de fenêtre dans la menuiserie moderne
Le cadre fixe : élément structurel périphérique de l’ouverture
Le dormant constitue l’ossature immobile de toute menuiserie extérieure, solidarisée mécaniquement au gros œuvre par des dispositifs de fixation conformes aux prescriptions du DTU 36.5. Cette partie fixe forme un cadre rectangulaire ou de forme spéciale qui délimite l’ouverture praticée dans la maçonnerie et reçoit les organes mobiles. Sa dénomination provient précisément de son caractère statique : contrairement à l’ouvrant qui articule ou coulisse, le dormant demeure définitivement ancré dans la structure porteuse. Les dimensions extérieures du dormant correspondent généralement aux cotes de réservation diminuées des jeux périphériques nécessaires au calage et à l’étanchéification. La géométrie du profilé intègre des rainures spécifiques pour l’accueil des joints d’étanchéité, des gorges de drainage pour l’évacuation des condensats et de l’eau d’infiltration, ainsi que des chambres de décompression permettant de gérer les variations de pression.
Distinction entre dormant, ouvrant et traverse dans l’assemblage menuisé
L’assemblage complet d’une menuiserie extérieure comporte plusieurs composants fonctionnellement distincts. Le dormant forme le périmètre fixe, tandis que l’ouvrant désigne la partie mobile articulée sur le dormant par l’intermédiaire de paumelles, de fiches ou de systèmes coulissants. Les traverses intermédiaires, quant à elles, subdivisent l’ouverture en plusieurs vantaux ou parties vitrées tout en participant à la rigidification de l’ensemble. Cette distinction revêt une importance capitale lors des interventions de rénovation : vous pouvez techniquement remplacer uniquement les ouvrants si le dormant existant présente des caractéristiques mécaniques et thermiques satisfaisantes. Néanmoins, cette pratique limite généralement les gains de performance énergétique, car les dormants anciens affichent des coefficients de transmission thermique linéiques nettement supérieurs aux standards contemporains. Les traverses, fixes ou mobiles selon les configurations, constituent des ponts thermiques potentiels dont le traitement requiert une attention particulière dans les projets visant des labels de haute performance énergétique.
Nomenclature normative selon le DTU 36.5 et NF P20-202
La terminologie officielle applicable aux menuiseries extérieures est codifiée par le Document Technique Unifié 36.5 relatif à la mise en œuvre des fenêtres et portes ext
érieur et par la norme NF P20-202, qui précisent les appellations officielles des différents éléments : cadre dormant pour la partie fixe, ouvrant ou vantail pour la partie mobile, traverse et montant pour les éléments horizontaux et verticaux. Ces textes normatifs encadrent également les tolérances dimensionnelles, les jeux de pose, les dispositifs de fixation et les prescriptions relatives aux joints d’étanchéité. Dans un projet de rénovation ou de construction neuve, s’y référer permet de sécuriser la conception du dormant de fenêtre, de parler le même langage que les entreprises de pose, et de garantir une compatibilité avec les performances annoncées par les fabricants. C’est aussi sur cette base que sont établis les Avis Techniques et les certifications (NF, CEKAL, etc.) des menuiseries extérieures.
Matériaux constitutifs : PVC, aluminium à rupture de pont thermique, bois lamellé-collé
Le choix du matériau du dormant conditionne directement la performance thermique, la rigidité mécanique et la durabilité de la fenêtre. Les dormants en PVC multicavités, très répandus en rénovation, offrent un excellent rapport isolation/prix grâce à leurs chambres d’air internes qui limitent les transferts thermiques. Les dormants en aluminium modernes intègrent des profils à rupture de pont thermique : une barrette isolante sépare face intérieure et extérieure, ce qui améliore sensiblement le coefficient Uw tout en préservant la finesse des sections. Quant au bois lamellé-collé, il combine stabilité dimensionnelle, esthétique chaleureuse et très bonnes performances acoustiques, tout en permettant des sections adaptées aux grandes hauteurs. Dans la pratique, on trouve également des dormants mixtes (bois/alu ou PVC/alu) qui exploitent les qualités de chaque matériau sur la face intérieure et extérieure de la paroi.
Fonction structurelle et rôle dans l’étanchéité de la paroi
Ancrage mécanique au gros œuvre par pattes de fixation et équerres
Sur le plan structurel, le dormant a pour mission première de transférer les efforts vers le gros œuvre. Il est ancré dans la maçonnerie au moyen de pattes de fixation, d’équerres métalliques ou de vis traversantes, positionnées selon un calepinage précis défini par le DTU 36.5 (espacement, recul, entraxes). Cette fixation mécanique doit à la fois résister aux charges verticales (poids des ouvrants et du vitrage), aux efforts horizontaux (vent, manœuvres répétées) et limiter les déformations du cadre dans le temps. Comme pour un châssis de porte, un mauvais ancrage peut provoquer des points durs, des difficultés de fermeture, voire des jeux excessifs sources de fuites d’air. Veiller à la qualité du support (béton, brique, ossature bois) et au choix des chevilles ou vis adaptées est donc une étape clé lors de la pose du dormant de fenêtre.
Interface entre maçonnerie et menuiserie : gestion du point de rosée
Le dormant constitue l’interface entre une paroi généralement massive (béton, brique, bloc béton cellulaire) et une menuiserie souvent plus légère et plus isolée. À ce niveau de jonction, la gestion du point de rosée est cruciale pour éviter les condensations interstitielles. En pratique, il s’agit de positionner le dormant dans l’épaisseur du mur de manière cohérente avec la couche d’isolant (ITE ou ITI) afin que la zone la plus froide reste en dehors du volume habitable. On peut comparer cela à une charnière thermique : si elle est mal placée, la vapeur d’eau se condense au niveau du cadre, créant humidité et moisissures. Une bonne conception du détail de raccord dormant/isolant, complétée par des bandes d’étanchéité et des mousses adaptées, permet de déplacer ce point de rosée hors des zones sensibles et de sécuriser la performance énergétique de la paroi.
Réception des efforts mécaniques et charges permanentes de l’ouvrant
Au quotidien, le dormant reçoit et redistribue toutes les charges provenant des ouvrants : poids des vitrages, efforts liés aux manœuvres, pressions et dépressions dues au vent, chocs occasionnels. Sur une grande baie coulissante, par exemple, le profil bas du dormant supporte plusieurs dizaines de kilos par vantail, en plus des contraintes de roulement. Le dimensionnement des sections, le choix des renforts (notamment en acier pour les dormants PVC) et la qualité des assemblages d’angle garantissent que ce cadre ne se vrillera pas avec le temps. En cas de sous-dimensionnement, l’on observe des phénomènes de flambement, des difficultés de fermeture ou un pincement des joints. Pour vous, cela se traduit par une perte de confort, une usure prématurée de la quincaillerie et, à terme, un risque d’infiltrations et de dégradation du support.
Barrière hygrothermique et continuité du plan d’étanchéité à l’air
Au-delà de son rôle porteur, le dormant agit comme une véritable barrière hygrothermique. Il constitue un maillon essentiel du plan d’étanchéité à l’air du bâtiment, continuité invisible qui fait la différence entre une maison énergivore et une enveloppe performante. Les profils modernes intègrent plusieurs lignes de joints (dormant/ouvrant, dormant/vitrage, dormant/gros œuvre) qui coopèrent pour limiter les infiltrations d’air parasite et les entrées d’eau sous pression. En construction neuve comme en rénovation énergétique, la qualité de cet anneau d’étanchéité conditionne directement les résultats au test de perméabilité à l’air (infiltrométrie). Vous l’aurez compris : un dormant mal conçu ou mal posé, même avec un triple vitrage très performant, dégradera fortement le bilan thermique global de votre fenêtre.
Dimensions et sections de dormant selon les performances thermiques
Profondeur de pose en tableau : 100 mm, 120 mm ou 140 mm
Les dormants de fenêtre sont disponibles en différentes profondeurs, généralement comprises entre 70 et 140 mm, pour s’adapter à l’épaisseur des murs et au niveau d’isolation recherché. En rénovation légère, une profondeur de dormant de 70 à 80 mm peut suffire, tandis que les projets à forte isolation privilégient des sections de 100 mm, 120 mm, voire 140 mm, permettant d’aligner la menuiserie avec la couche d’isolant. On parle alors de dormant de 100, 120 ou 140 mm, souvent associé à une tapée d’isolation intégrée ou rapportée pour rattraper l’épaisseur totale de la paroi. Concrètement, plus le dormant est profond, plus il est possible de positionner la fenêtre dans une zone thermiquement neutre du mur, ce qui limite les ponts thermiques autour du cadre. Le bon compromis se détermine en fonction du type de mur (ITI ou ITE), de la composition de l’isolant et des objectifs de performance énergétique de votre projet.
Largeur de profil et coefficient uw pour le label passivhaus
Dans le cadre des constructions à très haute performance, comme les bâtiments certifiés Passivhaus, la largeur et la conception du profil de dormant deviennent stratégiques. Le coefficient de transmission thermique global de la fenêtre Uw doit souvent être inférieur à 0,80 W/m².K, ce qui impose des dormants à isolation renforcée, avec des chambres supplémentaires, des isolants intégrés ou des matériaux composites à faible conductivité. L’enjeu est de réduire la valeur Uf (coefficient du cadre) et le pont thermique linéique au droit de la jonction dormant/maçonnerie. À titre d’analogie, on pourrait comparer le dormant à la monture d’une paire de lunettes haute performance : si la monture conduit trop le froid, le meilleur des verres sera dégradé. Pour atteindre ces objectifs, les fabricants optimisent la géométrie interne, utilisent des rupteurs thermiques performants et combinent parfois plusieurs matériaux au sein d’un même profilé.
Réservation et cotes de passage selon la norme RAL-Montage
La qualité de la pose d’un dormant de fenêtre dépend aussi du respect des jeux de pose et des cotes de réservation. La recommandation allemande RAL-Montage, souvent citée comme référence en Europe du Nord, insiste sur l’importance de prévoir un joint périphérique continu, compressible et dimensionné pour absorber les mouvements différentiels. Cela implique de laisser un jeu contrôlé entre la maçonnerie et le dormant, généralement de l’ordre de quelques millimètres, pour accueillir mousses, compribandes et membranes. Les cotes de passage (largeur et hauteur utiles une fois le dormant posé) doivent être anticipées dès la phase de conception, afin de ne pas restreindre l’accessibilité ou la luminosité. En combinant une réservation adaptée et un calfeutrement conforme, vous garantissez non seulement la stabilité du cadre, mais aussi la durabilité de l’étanchéité à l’air et à l’eau autour du dormant.
Systèmes de fixation et techniques de pose réglementaires
Pose en applique intérieure, extérieure ou tunnelée en rénovation
Les techniques de pose du dormant déterminent sa position dans l’épaisseur du mur et, par ricochet, la performance globale de la fenêtre. La pose en applique intérieure consiste à fixer le dormant contre la face intérieure du gros œuvre, en général sur un précadre ou directement sur la maçonnerie, puis à rapporter l’isolation et le parement intérieur (placo). La pose en applique extérieure, plus rare en logement individuel mais fréquente en ITE, renvoie au principe inverse : le dormant est positionné côté extérieur, au nu de l’isolant. Enfin, la pose en tunnel (entre tableaux) vient insérer le cadre dans l’épaisseur de la paroi, sans débordement intérieur ou extérieur significatif. En rénovation, ces configurations doivent souvent composer avec un dormant existant, d’où l’usage de dormants rénovation avec aile de recouvrement, qui se posent sur l’ancien cadre tout en limitant les travaux de maçonnerie. Le choix de la méthode dépendra de l’état des menuiseries, du type d’isolation et de vos objectifs de confort thermique.
Callage périphérique et utilisation de cales PVC conformes au CSTB
Le calage du dormant de fenêtre est une étape souvent sous-estimée, alors qu’il conditionne l’alignement, l’équerrage et la tenue dans le temps de la menuiserie. Des cales en PVC ou en matériau incompressible, conformes aux recommandations du CSTB, sont positionnées en périphérie à des points précis : sous les montants porteurs, au droit des fixations et aux angles. Leur fonction est double : reprendre les charges verticales sans tassement et garantir la stabilité du cadre avant et après la fixation mécanique. À l’image des cales sous un meuble lourd, leur absence ou leur mauvaise répartition entraîne des déformations progressives, un désajustement des ouvrants et une usure prématurée de la quincaillerie. En rénovation comme en neuf, contrôler parfaitement ce calage, à l’aide d’un niveau et d’un laser, fait partie des bonnes pratiques pour une pose durable et conforme au DTU.
Mousses polyuréthane expansives à faible pression et membranes d’étanchéité SIGA
Le joint périphérique entre dormant et maçonnerie est généralement traité à l’aide de mousses polyuréthane expansives et de membranes d’étanchéité. Les mousses à faible pression sont privilégiées pour ne pas déformer le cadre, en particulier sur des profilés PVC plus sensibles aux contraintes. Elles remplissent les vides, améliorent l’isolation thermique et acoustique et contribuent à l’étanchéité à l’air. En complément, des membranes spécifiques (par exemple les systèmes SIGA ou équivalents) sont collées côté intérieur et/ou extérieur pour assurer la continuité du pare-vapeur et du pare-pluie. On obtient ainsi un « sandwich » protecteur : mousse isolante au centre, membranes intelligentes pour gérer la diffusion de vapeur, et joint extérieur résistant aux intempéries. Ce traitement soigné du pourtour du dormant est indispensable pour atteindre les niveaux d’étanchéité exigés par la RE2020 et les labels de type BBC ou Passivhaus.
Compribandes illmod et joints EPDM pour la continuité d’isolation
Les compribandes imprégnées, comme les gammes Illmod, jouent un rôle clé dans la réalisation d’un joint périphérique performant. Livrées en rouleaux compressés, elles se dilatent progressivement au contact de l’air pour venir épouser toutes les irrégularités entre le dormant et le tableau maçonné. Elles assurent une triple fonction : étanchéité à l’air, à l’eau et isolation phonique, tout en permettant un montage propre et rapide. En complément, des joints et bavettes en EPDM sont souvent utilisés en partie basse du dormant, au niveau de l’appui de fenêtre, pour canaliser et évacuer l’eau de pluie. Ce « système de ceinture et bretelles » garantit la continuité de l’isolation autour du cadre, même dans les zones les plus exposées aux ruissellements. En cumulant compribandes, mousses et EPDM correctement dimensionnés, vous limitez considérablement le risque de désordres liés à l’humidité à long terme.
Pathologies courantes et désordres liés au dormant de fenêtre
Condensation interstitielle et moisissures par pont thermique linéique
Lorsque le détail de raccord entre dormant et paroi est mal conçu, des ponts thermiques linéiques apparaissent au droit du cadre. La température de surface chute localement, entraînant la condensation de la vapeur d’eau présente dans l’air intérieur sur les zones froides. Vous observez alors des traces d’humidité, de la buée persistante, voire l’apparition de moisissures dans les angles ou sur les tableaux. Outre l’inconfort visuel et les odeurs, ces désordres peuvent dégrader les enduits, fragiliser les peintures et impacter la qualité de l’air intérieur. La prévention passe par un bon positionnement du dormant dans l’épaisseur de l’isolant, l’utilisation de rupteurs thermiques adaptés et un traitement rigoureux des joints périphériques. En cas de rénovation, un diagnostic thermique (caméra infrarouge) peut s’avérer utile pour localiser précisément ces points faibles avant d’engager des travaux correctifs.
Déformation du cadre dormant par fluage du PVC ou dilatation différentielle
Avec le temps, certaines menuiseries peuvent présenter des déformations du dormant liées au fluage du PVC ou à des phénomènes de dilatation différentielle entre profilés et maçonnerie. Sous l’effet des variations de température et des charges permanentes, un dormant insuffisamment renforcé ou mal fixé se cintre, se vrille ou se déforme. Les conséquences : difficultés à fermer l’ouvrant, frottements, jours visibles entre cadre et battant, voire rupture locale des joints. Dans les zones fortement exposées au soleil, les profilés foncés en aluminium ou PVC subissent des amplitudes thermiques importantes, accentuant ces phénomènes si la pose n’a pas anticipé les mouvements. Pour limiter ce risque, les fabricants intègrent des renforts métalliques, dimensionnent les sections en conséquence et prévoient des jeux de dilatation. Côté pose, le respect strict des espacements de fixation et du calage porteur demeure la meilleure garantie de stabilité à long terme.
Infiltrations d’eau pluviale et défaut de drainage des feuillures
Autre désordre fréquemment observé au niveau des dormants de fenêtre : les infiltrations d’eau pluviale. Elles résultent le plus souvent d’un défaut de drainage des feuillures du cadre, d’un mauvais positionnement des ouvrants ou d’une rupture de l’étanchéité en partie basse. Le dormant est en principe conçu avec des chambres de drainage et des trous d’évacuation qui permettent à l’eau de pluie infiltrée ou condensée de s’écouler vers l’extérieur. Si ces orifices sont absents, obstrués ou mal dimensionnés, l’eau stagne et finit par s’infiltrer vers l’intérieur, abîmant appuis, plinthes et revêtements. En prévention, il est recommandé de contrôler régulièrement la propreté des trous de drainage, d’éviter les joints silicone qui les bouchent partiellement et de s’assurer que le profil bas du dormant est bien posé en pente vers l’extérieur. En cas de doute, un test d’arrosage contrôlé peut aider à identifier l’origine exacte des entrées d’eau.
Évolutions technologiques et dormants nouvelle génération
Dormants mixtes bois-aluminium bieber et internorm pour ITE
Les dernières générations de dormants de fenêtre répondent aux exigences croissantes de l’isolation par l’extérieur (ITE) et des constructions basse consommation. Les systèmes mixtes bois-aluminium proposés par des fabricants comme Bieber ou Internorm en sont une illustration parlante. Côté intérieur, le dormant en bois lamellé-collé apporte chaleur, rigidité et excellentes performances thermiques ; côté extérieur, le capotage aluminium protège le bois des intempéries et offre une grande liberté de teintes. Ces gammes sont spécialement conçues pour s’aligner avec l’épaisseur des isolants de façade, grâce à des tapées intégrées et des accessoires dédiés aux bardages ou enduits sur isolant. Pour vous, cela signifie des détails de raccord simplifiés, une esthétique maîtrisée et une réduction significative des ponts thermiques au droit du cadre. Ces solutions se prêtent particulièrement bien aux maisons contemporaines à forte dimension architecturale.
Profilés à isolation renforcée schüco AWS et reynaers CS77
Dans l’univers des menuiseries aluminium, les profilés de dormant à isolation renforcée ont connu des progrès spectaculaires ces dernières années. Les gammes Schüco AWS ou Reynaers CS77, par exemple, intègrent des barrettes polyamides de grande largeur, des isolants complémentaires insérés dans les chambres, voire des profils composites pour réduire la conductivité. Résultat : des valeurs Uf de cadre qui se rapprochent de celles des menuiseries PVC les plus performantes, tout en conservant l’esthétique fine et la grande liberté de dimensions propres à l’aluminium. Ces dormants nouvelle génération permettent de viser des coefficients Uw compatibles avec les standards passifs, y compris sur de grandes baies vitrées très exposées. En complément, les systèmes de quincaillerie intégrée, de drainage caché et de fixation optimisée facilitent une pose conforme aux exigences les plus strictes en matière d’étanchéité et de durabilité.
Dormants affleurants intégrés dans les façades passives BREEAM
Enfin, les projets de bâtiments passifs ou certifiés BREEAM voient émerger une nouvelle approche : les dormants affleurants intégrés dans le plan de la façade. L’idée est de créer une continuité visuelle et thermique maximale entre la menuiserie et l’enveloppe isolée, en positionnant le cadre dans le même plan que l’ITE ou la façade rideau. Les dormants sont alors conçus pour disparaître presque totalement dans l’épaisseur de la paroi, seuls les ouvrants restant apparents. Cette intégration demande une coordination étroite entre architectes, bureaux d’études et poseurs, car le détail de jonction conditionne directement le niveau de performance thermique et l’esthétique finale. Pour vous, en tant que maître d’ouvrage ou concepteur, ces solutions offrent un double bénéfice : une enveloppe ultra-performante sur le plan énergétique et un langage architectural épuré, où la fenêtre devient un véritable prolongement de la façade plutôt qu’un simple élément rapporté.